Le tirage au sort ne nous avait pas vraiment gâtés. Nous savions être tombés dans ce que l’on pouvait clairement appeler le « groupe de la mort », avec plusieurs des favoris de la compétition et, à notre grand regret, pas un seul match contre une équipe non européenne pendant cette première phase.
Le premier match face à l’Irlande était certainement celui où nous pouvions raisonnablement espérer aller chercher une victoire. Malheureusement, nous sommes passés de peu à côté de notre objectif. Ensuite, il fallait affronter les grosses nations. Et même si les résultats n’ont pas suivi, le visage de l’équipe a changé. Plus d’engagement, davantage d’intensité, un jeu plus cohérent et de bien meilleures séquences collectives. Nous avons beaucoup progressé au fil des rencontres, mais il faut aussi savoir reconnaître que la marche était peut-être un peu trop haute pour créer l’exploit face à ces équipes. Il faudra surtout retenir cet engagement et cette progression collective face aux trois demi-finalistes de la compétition.
Derniers de cette première phase, nous avons été reversés dans un mini-tournoi avec le Chili et le Japon pour les places 17 à 19.
À ce moment-là, le message était assez simple : il fallait terminer cette Coupe du monde autrement. Deux matchs, deux victoires à aller chercher. Pas de calcul.
Nous avons battu le Chili 2-1, puis le Japon 6-0. Finir une Coupe du monde par deux victoires consécutives ne change évidemment pas tout ce qui s’est passé avant, mais cela fait du bien. Cela récompense aussi les efforts, les progrès réalisés au fil des matchs et permet de quitter la compétition avec un sentiment forcément plus positif.
Au-delà des résultats, il y a aussi tout ce qui fait la vie d’un groupe.
Comme lors de nos précédentes compétitions, l’ambiance et la cohésion ont été essentielles. C’est facile de bien vivre ensemble lorsque tout va bien. C’est beaucoup plus compliqué lorsqu’on perd, que la fatigue s’installe, que chacun peut avoir ses frustrations ou ses déceptions.
Et pourtant, le groupe n’a jamais explosé. Chacun a continué à faire sa part, à rester impliqué, à soutenir les autres et à avancer. C’est aussi cela que je retiendrai de Brasschaat.
Je veux donc remercier toute l’équipe pour son engagement, son implication et son état d’esprit.
Le groupe a fait de cette Coupe du monde une vraie aventure collective, humaine et sportive.
Et, avec le recul, ce sont certainement ces moments-là que l’on gardera le plus longtemps.
Je veux aussi adresser un grand merci à l’ensemble du staff.
Le travail réalisé pendant la compétition a été important, mais celui effectué bien avant notre arrivée à Brasschaat l’a été tout autant.
Chacun, dans son rôle, a contribué à permettre aux joueurs de s’intégrer, de progresser, de se préparer et surtout de comprendre que nous avancions tous dans la même direction : essayer de donner le meilleur de nous-mêmes pour le collectif.
Merci pour votre disponibilité, votre patience, vos compétences et votre investissement.
Je veux insister sur l’importance de l’organisation des staffs. Cette année, nous avions décidé de prendre en assistant un entraineur adjoint ainsi qu’un manager adjoint, peut-être en prévision du futur et du besoin de passer le relais de manière anticipée et réfléchie. Exemple à retenir peut-être.
Les joueurs, ont également, chacun à leur manière, contribué à faire vivre les valeurs de France Masters Hockey et je tenais vraiment à vous le dire au moment où cette Coupe du monde se termine. Vous avez été l’équipe la moins sanctionnée lors de cette compétition avec un total de 2 cartes vertes en tout et pour tout. BRAVO pour ce comportement exemplaire que nous avions demandé en début de tournoi. Ce comportement exemplaire envers les arbitres et la table technique vous fait honneur chers Masters M55.
Avant de conclure, je veux souligner la formidable bienveillance dont ont fait preuve la quasi majorité des joueurs des différents collectifs, venus nombreux se soutenir les uns les autres. Cette image -là mérite d’être retenue voire méditée. Certains faisant même la route entre Breda et Brasschaat quand cela était possible.
Force est de constater que l’immense majorité avait choisi l’esprit FMH, le soutien des amis et le plaisir d’être ensemble pour supporter les bleus.
Non, l’esprit FRANCE MASTERS HOCKEY n’est pas mort !
Voilà pour cette édition 2026. Maintenant de nombreux changements vont se produire tant dans la composition des effectifs 50, 55 et 60 que celle des staffs. Une réunion des managers et responsables des collectifs va être programmée mi septembre pour faire le bilan des compétitions d’été et démarrer la préparation des prochains championnats d’Europe.
A vos claviers pour préparer cela.
Franck BELLEVALLEE

